CE FORUM EST EN FIN DE VIE. RENDEZ-VOUS SUR HTTP://WWW.LUMAV.ORG/FORUM

 Index du Forum


 
Site_Lumav
 Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion



 Bienvenue 
Bonjour Invité,

Ce forum a déménagé. Son nouvel emplacement est sur http://www.lumav.org/forum

A très bientôt !
:: L' Arène des Maîtres ::

 
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.     Index du Forum -> PARTIE PUBLIQUE -> Les jardins suspendus
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Mystiruis
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 02 Sep 2010
Messages: 319
Race: Humain
Féminin
Âge: Adulte
Localisation: Sanctuaire Hedson

MessagePosté le: Lun 25 Avr - 21:38 (2011)    Sujet du message: L' Arène des Maîtres Répondre en citant

Le jour se levait à peine. Deux silhouettes silencieuses se glissaient dans les dédales des jardins endormis. Les sas s'ouvraient les uns après les autres, amenant le duo vers une terrasse qu'éclairait doucement l'atmosphère tamisée par une brume légère. Le vent était léger mais vif, descendant tout droit des monts Manarai, il s'infiltrait dans les robes pour mordre les chairs tièdes.

Leurs tenues identiques et différentes à la fois jonglaient avec le noir et le blanc. Ils s'éloignèrent l'un de l'autre à une distance convenue. Leurs pas s'enfonçaient doucement dans le grand cercle de sable blanc d'une douzaine de pas de large qui formait ce qu'ils appelaient "l'arène". Elle lui sourit, un sourire doux et presque sensuel. Il lui rendit son sourire, non sans une certaine malice, dénotant une indéniable complicité. Ces deux là se connaissaient et n'étaient pas là pour se blesser, mais pas non plus pour être vaincu. Agenouillés en parfaite synchronisation, ils posèrent leur sabre à leur droite respective après l'avoir présenté face à leur adversaire, s'inclinèrent avec les mains bien à plat sur les cuisses, les genoux écartés de deux poings, et reprirent leurs sabres de la même façon qu'ils l'avaient déposé, en le présentant à leur adversaire. La force coulait en eux comme une rivère puissante. Ils étaient prêts pour le kai-kan.

Des paroles revinrent à l'esprit de la Jedi, des paroles d'un autre temps, d'un autre lieu, celles d'un fantôme. « Mystiruis, tu dois utiliser la Force comme un moyen de connaissance ou de défense, parfois, rarement, comme un moyen de neutraliser. Souviens-toi que la haine et la colère conduisent au côté obscur de la Force et à la ruine de l'âme. » Elle sourit. Combien de fois l'avait-elle enseigné à ses propres padawans, elle qui s'était fait une spécialité du style Juyo, dite aussi "forme VII", redoutable pour son adversaire, certes, mais dangereuse aussi pour elle car elle flirtait parfois dangeureusement avec les limites admissibles par l'Ordre. D'ailleurs, elle n'ignorait pas que ce combat, en plus d'être un entraînement, était également un test personnel qu'elle ne pouvait se permettre de manquer, car Tsion'hebb serait intraitable, même si elle devait l'entraîner dans sa chute. La tête de l'Ordre ne pouvait être tenu par autre chose qu'un couple, les statuts l'exigeaient, et ils exigeaient de même que toute trace de souillure soit sanctionnée, non pas au sens où on l'entend habituellement, punitif, dégradant, voire humiliant, mais dans un sens bien plus compatissant, plus en harmonie avec la globalité de la personne affectée, dans l'esprit que l'extraire au plus vite du gouffre de cauchemar qu'est l'appel du côté obscur.

Elle resserra l'emprise sur son sabrolaser et pressa le bouton, faisant jaillir la lame de plasma pur. Tsion'hebb, lui, attendrait le dernier moment, comme il en avait l'habitude. Il n'était pas un grand bretteur, non qu'il en soit incapable, mais car il avait décidé que son énergie serait mise au service d'autres talents. Par obligation plus que par envie, il avait suivi la voie Soresu. Ses détracteurs auraient dit qu'il en était resté à cette voie. Sans être un maître, il avait su développer suffisamment ses talents pour que le blesser soit une véritable gageure, même s'il ne représentait pas un grand danger... si tant est qu'un individu déterminé et armé d'un sabrolaser puisse être considéré comme inoffensif.

Le temps semblait suspendu. Elle se déplaça lentement sur sa droite. S'il avait privilégié outrageusement une voie défensive, elle n'ignorait pas qu'elle n'était pas à l'abri d'un coup de taille ou d'estoc, ou de sa fameuse botte "spéciale" qu'elle redoutait par dessus tout et qui l'avait déjà plusieurs fois brûlée cruellement, ce qui le mettait au supplice presque autant qu'elle. Ca lui valait d'être à ses petits soins pendant tout le temps de la cicatrisation, ce qui n'était certainement pas pour lui déplaire. Quelle femme ne l'aurait pas apprécié.

Soudain elle fit un bond en avant et frappa "shomen", de haut en bas, comme pour couper son adversaire en deux. Il n'aimait pas qu'elle entame ainsi. Ca lui rappelait trop le saï tok des Siths et il craignait que ça ne l'entraine vers une mauvaise pente. Mais elle agissait en connaissance de cause. D'ailleurs, sans le moindre effort apparent, Tsion'hebb monta sa propre lame et laissa, presque avec nonchalance, la poignée de son sabre pivoter entre ses doigts, déviant la lumière agressive. Elle pivota immédiatement sur le côté pour se mettre hors de portée d'un contrecoup, puis déclencha immédiatement le coup suivant, de taille, cherchant à le toucher à mi-hauteur. La lame de Tsion'hebb vrombit sous l'accélération qu'il lui infligea et heurta violemment celle de Mystiruis, faisant voler une gerbe d'energie. Elle revint à la charge une troisième fois, cherchant à le prendre par surprise, et de nouveau les lames s'enchoquèrent et grésillèrent sans se quitter tandis qu'elles se redressaient en position de garde. Leurs sabres croisés protestaient violemment tandis que chacun plongeait son regard dans celui de l'autre.

Elle glissa sa langue sur ses lèvres, tentatrice, se jouant de la situation et finit par éclater d'un rire cristallin tout en veillant soigneusement à ne pas fermer les yeux un seul instant.

D'un geste d'une grâce féline, elle fit jouer sa poignée entre ses mains, gauche-droite, et à nouveau gauche-droite, doublant, puis triplant son assaut. Mais chaque fois, presque miraculeusement, le sabre de Tsion'hebb s'opposait comme un mur de lumière dont il s'entourait avec une rapidité déconcertante. Lisait-il en elle comme dans un livre ? Elle s'efforça de vider son esprit, cherchant à se surprendre elle-même, ce qui le sembla enfin le perturer. Il reculait, si bien qu'elle tenta enfin de faire voler dans les airs la lame de son compagnon. L'attendait-il ? Alors qu'il allait lâcher son sabre, il l'éteignit brutalement, et le ralluma aussitôt et enchaina sur un shiak qui la contraignit à reculer précipitamment, usant de la force pour bloquer l'expansion de la lame brûlante. Sa botte secrète ! Elle l'avait en horreur car elle défiait les lois de l'escrime. A ses coups il n'opposait que du vide et se dérobait autant qu'il feignait de s'exposer. Elle pivota sur elle-même et la silouhette de Tsion se retrouva presque immédiatement à ses côtés, épaule contre épaule. Ils étaient essoufflés. Cheveux d'argent et cheveux gris s'emmêlaient sous le vent froid... puis le combat reprit. Elle avançait, il reculait, elle reculait, il avançait. Leurs lames s'entrechoquaient, glissaient l'une contre l'autre, libéraient des escarbilles brûlantes qui s'éteignaient dans le sable piétiné. Le temps s'écoulait, comment distendu, tandis que le ballet mortel s'éternisait, défiant les limites de la physique pour ne plus dépendre que des seules lois de la Force au point que les yeux peinaient à suivre les évolutions des combattants.

Ils se connaissaient trop, mais pourtant la fatigue faisait son chemin. Il s'exposait de plus en plus, tardait à reprendre son équilibre, cumulait les retards. A cet instant, elle se fendit, roula son sabrolaser autour de celui de Tsion pour le désarmer en un simulacre de cho maï. Mais il se dégagea en s'enroulant comme un serpent autour de ses jambes et la contraignit à chuter en arrière, ce qu'elle transforma en bond qui la ramena à la limite du sable de l'arène. Il avait disparu !

Elle cilla, ne le distinguant qu'à l'ultime instant alors qu'il s'était disposé dos à Coruscant Prime, leur soleil, veillant soigneusement à ne pas la couvrir de son ombre. Elle voulut parer, mais elle ne percevait aucune arme ! Elle faillit paniquer, effectuant, en défense, un balayage horizontal bien mou sous lequel il roula avec fluidité avant de l'emprisonner au creux de ses bras. Il étouffa sa récrimination naissante sous un baiser volé. Elle éteignit la lame dont la poignée, bloquée entre eux, menaçait de l'ouvrir en deux et de la priver d'un moment bien plus intime.

Le sanctuaire se réveillait. Il était temps de rentrer.
_________________

Chaque voyage dans le passé est altéré par nos illusions, par nos souvenirs fictifs ou de formes et d’évènements ayant vraiment eu lieu." Adrienne Rich
Revenir en haut
MSN
Publicité






MessagePosté le: Lun 25 Avr - 21:38 (2011)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Ce forum est verrouillé; vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.     Index du Forum -> PARTIE PUBLIQUE -> Les jardins suspendus Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Texno x0.3 © theme by Larme D'Ange 2006
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com